Résumé

15 septembre 2025

Après l’assassinat du roi Gavilar, la guerre de la vengeance s’enlise pendant 10 ans dans les Plaines Brisées. Nous suivons Kaladin, enrôlé de force dans les sacrifiables de la troupe, Dalinar, le frère de l’ancien roi et ses tergiversations pour la survie du royaume, Shallan, une jeune apprentie qui se rapproche de la fille de Gavilar pour l’érudition ou la trahison… Tout ce monde apporte des indices sur les secrets de l’histoire. 

J’ai tendance à rater mes rendez-vous avec les classiques. Cette fois, je ne suis pas déçue d’avoir persévéré. Je suis partie pour un long voyage.

Pourquoi tenir un suivi de mes lectures ?

Ce livre est exactement la raison pour laquelle je me suis mise à suivre mes lectures : je suis persuadée de l’avoir commencé deux ou trois fois par le passé. Alors désormais, je lis avec conscience. J’ai également compris pourquoi je l’abandonnais à chaque fois. Sanderson enchaîne les situations initiales avec plein de personnages différents. Sauf que moi, je ne m’attache pas à la même vitesse à chaque personnage. Alors quand on quitte mon préféré pour quelqu’un que je ne connais même pas, ça m’énerve.

Il a raison de suivre ses personnages

Ok je n’aime pas laisser un personnage au bord de la mort pour aller suivre une gamine dans une bibliothèque, selon mon échelle de valeur, elle peut attendre. J’admets quand même qu’il sait bien amener les situations initiales. Pas de lourdeurs de description, mais une élégance pour s’attacher à des éléments originaux et immersifs. Tous les personnages, y compris secondaires, ont du relief et l’exposition au monde est fluide.

Ce n’est pas une histoire, c’est un échantillon d’univers

Un monde riche et foisonnant, super originale comme description pour Sanderson, je sais. Parfois, il faut enfoncer des portes ouvertes. Bien sûr, c’est de la fantasy, un monde, des pouvoirs, des lieux, des mythes, des plantes, des cultures… Sanderson réinvente tout comme il se doit. Sa particularité, assez frustrante par moments, est de rendre ce monde si foisonnant et nos interlocuteurs si divers qu’on a l’impression de n’avoir que des bouts d’histoire dispersés par-ci par-là. Son récit est immergé dans un tout inaccessible qui nous pousse à poursuivre la lecture.

Et vous, que pensez-vous des alternances de personnages entre les chapitres?

Citations

Comment connaissez-vous mon nom ? chuchota-t-il. – Et vous, comment le connaissez-vous ? – Je le connais parce que…parce que c’est le mien. Mes parents me l’ont dit. Je n’en sais rien. -Eh bien, moi non plus, répondit-elle, hochant la tête comme si elle venait de remporter une dispute acharnée.

Ma situation est inhabituelle, clarissime. – L’ignorance l’est rarement, mademoiselle Davar. Plus je vis et plus j’en viens à comprendre que c’est l’état naturel de l’esprit humain. Beaucoup luttent pour défendre son caractère sacré, puis s’attendent à ce que les efforts vous impressionnent.

Il existe deux sortes de personnes dans ce monde, mon fils dit mon père d’une voix sévère. Ceux qui sauvent les vies, et ceux qui les prennent. – Et ceux qui protègent et défendent ? Ceux qui sauvent des vies en prenant des vies? Son père ricana. – C’est comme essayer d’arrêter une tempête en soufflant plus fort qu’elle. Ridicule. On ne peut pas protéger en tuant.

La philosophie ? A quoi bon ? N’est-ce pas l’art de ne rien dire avec le plus de mots possibles?

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